Caïrography

Chacun joue un rôle de manière tacite ou explicite en imposant l’état permanent de censure que nous éprouvons au Caire. Nous nous trouvons souvent entravés par nos proches avant même de pouvoir confronter les contraintes de la société. L’autocensure semble être le moyen le plus facile pour cacher ses différences et passer inaperçu. Avant de prendre une forme artistique, Cairography se déclinait sous la forme de fragments d’histoires rassemblant les expériences de deux amies non égyptiennes qui s’interrogent sur leurs relations avec la ville du Caire et sur les modalités de leur présence dans ses rues. À travers Cairography, nous tentons de mettre à l’épreuve les limites de la capacité corporelle face à la restriction de la société et de questionner les frontières visibles et invisibles entre l’espace public et l’espace privé dans la ville du Caire : qu’est-ce que ça fait de se promener dans ces rues là ? Qu’est-ce qui est permis et qu’est-ce qui ne l’est pas ?